Le Maroc a condamné, vendredi, "l'entrée de quelque 1.400 personnes, dont des étrangers, encadrés" par le polisario dans la zone interdite près de Mahbès en violation flagrante des accords militaires conclus sous les auspices des Nations Unies, et dont le respect est supervisé par la MINURSO, indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.
"Quelque mille quatre cents personnes, dont des étrangers, encadrés par des éléments militaires du Polisario, munis d'armes individuelles et de détecteurs de mines, sont entrés ce jour 10 avril 2009 dans la zone interdite, à l'est de la ligne de défense, près de Mahbès, à bord de 90 jeeps, de 10 camions, et d'autres véhicules et bicyclettes, précise le communiqué.
Plusieurs coups de feu ont été tirés en l'air et des fils barbelés enlevés, violant sciemment et de manière flagrante les accords militaires conclus sous les auspices des Nations Unies, et dont le respect est supervisé par la MINURSO, ajoute la même source, soulignant qu'une mine a explosé, faisant des blessés parmi les auteurs de cette grave violation.
Ainsi, au moment où le Maroc s'est engagé de bonne foi dans le processus de règlement pacifique du conflit artificiel du Sahara, et a toujours montré sa bonne volonté et continue de faire preuve de son entière disposition à trouver le compromis nécessaire à même de favoriser une solution politique définitive, juste et durable, précise le communiqué, le polisario montre une fois de plus son intransigeance en recourant à des actes graves et inadmissibles, qui rentrent dans le cadre de l'escalade qu'il cherche vainement à imposer depuis qu'il a constaté l'accueil favorable réservé par la communauté internationale à l'initiative marocaine d'autonomie pour le Sahara.
Le Maroc, dont les Forces Armées Royales ont fait preuve, comme à l'accoutumée, de retenue, condamne fermement ces actes provocateurs irresponsables. Le Royaume saisit immédiatement les instances onusiennes compétentes, notamment celles responsables du respect des accords militaires, et attire l'attention de la communauté internationale sur la gravité de tels actes, les véritables intentions de ceux qui y ont recours, et la responsabilité de l'Algérie qui permet leur perpétration, souligne le communiqué.
Tout en réitérant sa ferme volonté de négocier un règlement politique, juste et mutuellement acceptable par les parties, conformément aux résolutions 1754, 1783 et 1813 du Conseil de sécurité de l'ONU, le Maroc rappelle qu'il ne se laissera pas intimider par de tels agissements, et qu'il défendra par tous les moyens qu'il jugera appropriés son intégrité territoriale, conclut le communiqué du ministère de l'Intérieur.
MAP