Les forces de l'ordre ont arrêté treize personnes impliquées dans une rixe survenue, samedi soir au lieu-dit El Mathaf à Meknès, entre les membres de deux bandes rivales, parmi eux un repris de justice pour trafic de drogue, apprend-on dimanche de source policière.
Les mis en cause, dont un a été admis à l'hôpital dans un état grave, ont été placés en garde à vue pour complément d'enquête et dans l'attente de leur présentation au parquet pour coups et blessures graves à l'arme blanche (coutelas, bâtons, pierres), refus d'obtempérer aux injonctions de la police, outrage à la force publique et atteinte aux biens d'autrui.
La rixe a éclaté lorsque deux bandes constituées de 13 membres, dont six appartenant à la bande du repris de justice, se sont échangées des coups causant des dégâts matériels aux biens d'autrui, notamment le bris de la vitre arrière du véhicule du secrétaire général du parti de la Justice et du Développement (PJD), M. Abdelilah Benkirane, qui se trouvait sur les lieux pour un Iftar.
M. Benkirane devait ensuite participer à un meeting organisé à l'annexe de la commune Ismailia, qui devait être animé par le président du Conseil national du PJD, Saad Eddine Othmani.
Selon la même source, les faits se sont produits lorsqu'une altercation a éclaté entre deux vendeurs ambulants et un repris de justice, pour des raisons non encore élucidées. Un des vendeurs ambulants a fait appel aux forces de l'ordre du poste de police sis à la place Lahdim qui se sont immédiatement rendues, en compagnie d'éléments du 1er arrondissement, sur les lieux où se trouvaient déjà deux policiers.
Alors qu'ils tentaient de séparer les bandes rivales, les policiers ont été pris à parti par la bande du repris de justice, qui a notamment fait usage d'une bombe lacrymogène en vue d'empêcher l'intervention des forces de l'ordre.
A l'arrivée d'un renfort policier, les bandes rivales ont pu être séparées tout en continuant à se jeter des pierres brisant la vitre arrière du véhicule de M. Benkirane qui a chargé un responsable du parti de déposer plainte auprès des services de police, ajoute-t-on.
La gravité de ces incidents portant atteinte à l'ordre public a nécessité la présence sur les lieux de la majorité des responsables sécuritaires, dont le préfet de police de Meknès.
MAP