Le ministère de la Santé et la Commission nationale des médecins internes et résidents sont parvenus à un accord sur l'augmentation des indemnités mensuelles des médecins internes et des médecins résidents contractuels et non contractuels, annonce mardi ce département dans un communiqué.
L'accord, qui a été conclu lundi, est le fruit d'une série de réunions entre le ministère et la Commission nationale des médecins internes et résidents, qui était représentée par son coordinateur national, souligne le communiqué.
L'indemnisation des médecins internes est ainsi passée de 1.800 à 2.800 DH par mois, les médecins résidents contractuels percevront 7.000 DH par mois pour leurs deux premières années (au lieu de 4.700 DH précédemment) et les médecins résidents non contractuels auront désormais un traitement mensuel de 3.000 DH (soit une augmentation de 1.000 DH).
Selon la même source, cette augmentation entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2009, avec effet rétroactif du 1er juillet 2008.
Aux termes de cet accord, les médecins internes et résidents bénéficieront de la couverture médicale à travers un régime spécial allouant des remboursements identiques à ceux de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale.
Le ministère de la Santé prendra en charge la cotisation annuelle d'adhésion au profit de chaque bénéficiaire, à hauteur de 600 DH, alors que l'intéressé devra s'acquitter de toute cotisation supplémentaire pour la couverture des membres de sa famille, explique le communiqué, notant que les médecins intégrés à partir de la troisième année ne seront plus couverts par ce régime, étant désormais des fonctionnaires du ministère de la Santé.
D'autre part, les médecins internes et résidents contractuels intégrés bénéficieront à partir de la troisième année d'une ancienneté forfaitaire de 2 à 3 ans (en fonction de la période du résidanat allant de 4 à 5 ans) et ce, à compter de la date de titularisation.
Les médecins internes et résidents intégrés bénéficieront à partir de la troisième année d'une indemnité sur la garde et l'astreinte, au même titre que leurs collègues, tandis que la situation des autres médecins sera régie par le décret sur la permanence qui sera activé à l'avenir.
L'accord stipule, en outre, la présence des représentants de la Commission nationale à l'opération d'affectations des médecins spécialistes et l'institutionnalisation du dialogue entre les deux parties sur l'ensemble des dossiers intéressant cette catégorie.
MAP