Des sources policières espagnoles ont confirmé à des médias espagnols l'arrestation, jeudi dans le préside occupé de Mellilia, du Conseiller marocain, M. yahya Yahya.
Après avoir passé le poste frontalier de Beni Ansar a bord d'un véhicule privé, M. Yahya a été abordé par deux "véhicules banalisés" de la police espagnole au niveau de l'allée maritime du préside occupé de Mellilia.
Les policiers espagnols lui ont lu ses droits avant de procéder à son arrestation et l'emmener au siège des tribunaux de Mellilia en vertu d'un mandat d'arrêt lancé contre lui par la justice espagnole, ont ajouté les mêmes sources.
M. Yahya a refusé à plusieurs reprises de comparaître devant le tribunal de Mellilia pour une présumée agression contre un agent d'autorité qui remonte à deux ans, considérant "inacceptable d'être jugé par un tribunal d'occupation".
Le président du groupe d'amitié entre le Sénat espagnol et la Chambre des Conseillers marocaine avait été arrêté une première fois le 8 octobre 2006 quand des voisins espagnols appellent des éléments de la police du Préside occupé pour porter plainte contre des nuisances sonores qui les auraient incommodés, suite à une discussion à très haute voix entre M. Yahya et son épouse espagnole.
Lors d'une conférence de presse peu après sa libération, M. Yahya avait expliqué qu'il comptait poursuivre la police nationale espagnole pour "agression et torture" lors de son arrestation. Les policiers ont alors porté plainte contre lui.
"J'ai été agressé à l'intérieur de mon domicile à Mellilia devant les yeux de ma femme et de ma fille de 4 ans par six policiers espagnols et j'ai été humilié et torturé dans l'hôpital où ils m'ont isolé pendant quatre jours", avait dénoncé M. Yahya lors d'une conférence de presse à Madrid.
Le Conseiller marocain, natif de Mellilia, a raconté comment six agents de la police nationale espagnole "avaient fait irruption sans aucune autorisation" dans son domicile, prétextant avoir reçu un appel téléphonique faisant état d'une dispute conjugale entre lui et son épouse.
La police nationale espagnole à Mellilia soutient que ses agents ont arrêté le Conseiller marocain pour un "présumé cas de mauvais traitements" infligés par ce dernier à son épouse, rejetant en bloc les accusations d'agression dénoncées par le Conseiller marocain.
MAP