La Chambre criminelle du 1er degré chargée des affaires de terrorisme de la Cour d'Appel à Salé a décidé, jeudi, de poursuivre, le 3 juillet, le procès des 19 accusés, dont Saâd Houssaini, alias "Mustapha" et "Nabil", impliqués dans les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.
Un accusé poursuivi en état de liberté provisoire n'a pas assisté à l'audience. La Cour a décidé de le convoquer pour se présenter lors de la prochaine séance.
Parmi les accusés figure un ancien Imam d'une mosquée en Espagne.
Houssaini, 38 ans, est jugé pour "atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat" et "constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes visant à troubler l'ordre public". Il a comparu en état de détention provisoire.
Lors de cette audience, la défense de l'accusé a demandé à la Cour d'accorder la liberté provisoire à son client, une requête qui a été aussitôt rejetée par le ministère public.
Houssaini était recherché par la police depuis 2002 pour son appartenance au "groupe islamique combattant marocain"(GICM) et a été arrêté début mars 2007 à Casablanca.
Titulaire d'une licence en chimie, Houssaini avait séjourné Afghanistan où il avait participé à des entraînements paramilitaires sur le maniement des armes légères, la fabrication d'explosifs et les techniques de la guérilla, selon une source judiciaire.
La même source affirme qu'au lendemain des événements du 16 mai 2003 à Casablanca et du démantèlement du GICM, Houssaini s'est consacré à la création d'un nouveau réseau chargé du recrutement de Marocains pour aller combattre en Irak.
Le juge espagnol Juan Del Olmo, chargé de l'instruction des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, l'avait auditionné le 18 décembre 2007 à la prison de Salé dans le cadre d'une commission rogatoire pour son implication présumée dans ces attentats.
MAP