Des vidéos pornographiques de jeunes lycéens marocains circulent actuellement sur des serveurs d’Internet. Chaque jour, un nombre grandissant d’internautes télécharge ces vidéos. Leur diffusion sur des sites web risque de soulever un tollé médiatique fulgurant qui porterait un coup dur à l’image du Maroc. Le spectre d’un nouveau scandale pornographique chez les lycéens se profile donc à l’horizon
Après le scandale pornographique d’Agadir longuement médiatisé, les services sécuritaires marocains, chargés du contrôle du débit des informations via le net, avaient pris des mesures drastiques visant à bloquer toutes les images obscènes dont celles de femmes voilées qui ont été exploitées outre mesure pour porter atteinte à l’image du Maroc et le taxer surtout de destination du tourisme sexuel.
Ces mesures ont donné alors leurs fruits : les images ont été supprimées (ou bloquées) depuis leur source sur Internet, c’est-à-dire depuis les serveurs qui sont les supports des informations véhiculées sur le réseau des réseaux.
Mais quelle serait la garantie que ces mêmes images ou d’autres ne refassent pas surface sur le web ? Ne serait-il pas possible que des hackers s’en soient accaparés pour provoquer ultérieurement un nouveau scandale ? La question n’est point anodine. Car, si on se rappelle l’étincelle qui a déclenché le scandale d’Agadir, c’était bien la commercialisation à grande échelle de CD-Rom contenant les images pornographiques qui avait provoqué le branle-bas sécuritaire. La vigilance était alors de mise quant à une éventuelle infiltration sur le web de photos nuisibles à l’image du pays.
Attendre que l’étincelle se déclare avant de réagir s’avère aujourd’hui une approche insuffisante. Car voilà que, quelques mois plus tard, le spectre d’un autre scandale gravissime, se profile à l’horizon : des vidéos érotiques et pornographiques de jeunes lycéens et lycéennes sont téléchargeables depuis des serveurs sur Internet. Grâce à des logiciels rapidement téléchargés et connectés à des serveurs spécialisés, une simple recherche sur « Maroc scandale » permet d’afficher des vidéos érotiques et pornographiques de jeunes lycéens et lycéennes des lycées Descartes de Rabat et Lyautey de Casablanca : une jeune lycéenne nue se prêtant à une séance de strip-tease ou encore un très jeune couple lycéen, se livrant à une séance pornographique filmée au moyen d’une Webcam personnelle, ou enfin cet autre jeune couple qui filme une séance de fellation...
Le risque...
Il est vrai que ces vidéos ne sont peut-être pas encore accessibles au large public des internautes, mais cela ne tardera pas à le devenir si les services sécuritaires n’interviennent pas de toute urgence pour les supprimer. Quand bien même il serait difficile de vérifier si ces jeunes libertins poursuivent leurs études dans les lycées sus-cités, il n’en demeure pas moins que la portée de ce scandale de mœurs chez nos lycéens est explosive. Sur ces serveurs, l’on arrive à dénicher quelques centaines d’internautes qui emmagasinent ces vidéos sur leurs postes d’ordinateurs personnels et qui se les partagent. Cependant, le nombre de ceux qui disposent de ces vidéos ne cesse de croître jour après jour. Car en téléchargeant des logiciels de recherche intelligents, tout internaute peut en l’espace de quelques minutes visualiser ces vidéos. En passant en revue les séances de strip-tease ou de porno, l’on se rend compte que la position cadrée prise devant la Webcam dénote de l’intention des jeunes lycéens de transmettre ces vidéos à d’autres personnes, probablement leurs copains d’études. Seulement, une chose est sûre, c’est que ces vidéos sont aujourd’hui à la portée de plusieurs personnes étrangères et de leur petit cercle de copains.
L’information circule comme une traînée de poudre chez les jeunes internautes branchés. Ce qui augmente sensiblement le risque de diffusion de ces vidéos. Mais l’on se demande si ces jeunes pervers ont fait circuler ces vidéos par manque de maturité, ou sont-ils manipulés par des parties étrangères dans le but de nuire au Maroc ? Ces vidéos ne sont-elles pas l’arbre qui cache une forêt de ténors du commerce florissant de pornographie sur le net ?
Manipulation ?
Avancer que ces vidéos sont le fruit d’une manipulation calculée, n’est pas un jeu de mots gratuit. Car en revenant sur les faits du scandale d’Agadir, cette affaire a été exploitée par un forum mondial de pornographes sur Internet.
Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui de penser que ces vidéos étaient jusque-là l’apanage de membres d’un réseau de pornographes qui se préparaient à les lancer sur Internet, et que par mégarde, le contrôle du partage des vidéos leur a échappé.
Cette réflexion est étayée par certaines images pornographiques du scandale d’Agadir qui circulent encore sur ces serveurs. La plaie qu’on croyait cicatrisée s’est de nouveau ouverte, car le visage des filles est découvert. Pour ce qui est des jeunes lycéens et lycéennes, ce sont encore des mineurs ou des adolescents en quête de repères. Mais le virage périlleux qu’ils empruntent aujourd’hui relève de quelle responsabilité ? Celle de leurs établissements scolaires, de leurs familles négligentes, ou des services sécuritaires qui ne s’intéressent à ce genre d’affaires que lorsqu’il y a le feu et qu’on commence à en parler publiquement. Quelles que soient les causes, ce débat doit être ouvert jusqu’à ce qu’une solution à ce phénomène (dont sont acteurs ou victimes nos lycéens) soit trouvée. Pour l’heure, l’important est de prévenir ... Voire d’empêcher le scandale !
Source : boujdour.ma