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Actualité International : Bush veut discuter «sans compromis»
le 11/4/2007 22:40:09 (286 lectures)

 Les démocrates refusent les conditions préalables

Le président George W. Bush a offert mardi à ses adversaires démocrates de discuter de la situation en Irak mais son rejet de toute date de retrait augurait mal des chances de succès d'une telle ouverture. Sans décliner expressément l'invitation, les chefs démocrates au Congrès ont refusé les "conditions préalables" énoncées par M. Bush.

"Quand il s'agit de financer (le déploiement de) nos soldats, nous n'avons pas de temps à perdre (...), alors j'invite les dirigeants parlementaires des deux partis (...) à me rencontrer la semaine prochaine à la Maison-Blanche", a déclaré M. Bush devant des membres de la principale organisation d'anciens combattants à Fairfax (Virginie), près de Washington.

La Maison-Blanche a cependant pris soin de préciser qu'il n'était pas question pour M. Bush de "négociation" ni de "compromis". M. Bush a répété qu'il opposerait son veto à tout texte qui fixerait une échéance à la mission irakienne. C'est précisément ce qu'ont fait les deux chambres du Congrès, où les démocrates sont majoritaires depuis janvier.

Elles ont assorti d'une date limite d'engagement en 2008 le collectif budgétaire d'environ 100 milliards de dollars que leur a soumis M. Bush en février pour financer la guerre en 2007.
Les deux chambres doivent à présent s'entendre sur
un texte unique à soumettre à M. Bush. Il a réclamé un "projet de loi propre, un projet de loi qui finance nos troupes, sans calendrier artificiel de retrait, et qui ne lie pas les mains de nos généraux sur le terrain".

M. Bush a accusé les démocrates d'exploiter le collectif budgétaire aux dépens des soldats et a invoqué les répercussions concrètes pour
eux qu'aurait dès les prochaines semaines une absence de financement. Le Pentagone va devoir demander dans les jours à venir la reprogrammation de 1,6 milliard de dollars en faveur de l'effort militaire en Irak pour compenser l'absence de fonds, a-t-il dit.

Ces transferts s'ajoutent à ceux de 1,7 milliard déjà notifié en mars, a-t-il dit. "Cela ne fait que commencer. Plus le Congrès tardera, plus graves seront les conséquences pour les hommes et les femmes de nos forces armées", a-t-il dit. Il a évoqué une faculté de réaction militaire réduite et des missions prolongées, à un moment où l'armée américaine atteint les limites de ses capacités de déploiement. Les démocrates objectent que si on en arrive là, ce sera parce que M. Bush se sera servi de son veto. Aucun des deux adversaires ne paraît vouloir transiger.

Une porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a dit que la réunion avec les démocrates n'aurait pas pour but de "trouver des compromis". "Peut-être (les démocrates) ont-ils besoin d'entendre le Président leur dire pourquoi il serait insensé de fixer des calendriers arbitraires de retrait", a-t-elle dit, insistant sur le fait qu'avec leur majorité étroite, les démocrates ne pourraient pas outrepasser le veto."Les démocrates du Congrès sont disposés à rencontrer le Président à tout moment, mais nous pensons que toute discussion sur une question aussi cruciale que l'Irak doit avoir lieu à travers des négociations sérieuses dépourvues de toute condition préalable", ont affirmé la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid dans un communiqué.

Selon eux, ce que veut M. Bush, c'est que le Congrès lui "renouvelle un chèque en blanc pour une guerre sans fin".
M. Bush a au contraire reproché aux démocrates de ne pas laisser à sa nouvelle stratégie pour l'Irak le temps de porter ses fruits. Il s'est livré à une évaluation prudente mais positive des premiers effets de ce plan, parlant de signes "encourageants"."La violence confessionnelle à Bagdad, cette violence qui commençait à échapper à tout contrôle, commence à reculer", a-t-il dit.
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Maliki apaise Ankara
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a tenté hier d'apaiser Ankara après les menaces du président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, d'intervenir dans la question sensible de la minorité kurde de Turquie. "La politique étrangère de l'Irak est planifiée et exécutée par le gouvernement irakien", a déclaré dans un communiqué M. Maliki, qui effectue actuellement une visite à Tokyo et Séoul.

"Cette politique reflète notre intention de maintenir les meilleures relations avec nos voisins et ne vise pas à intervenir dans leurs affaires", a ajouté le chef du gouvernement irakien, précisant toutefois: "En même temps, nous ne permettrons pas à des voisins d'intervenir dans nos affaires".

Source : AFP 

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