Les corps de quatre fonctionnaires afghans ont été découverts mercredi dans la province de Ghazni (sud), où sont détenus 21 otages sud-coréens, deux semaines après leur enlèvement par des Taliban présumés, a annoncé la police.
Les corps des quatre hommes ont été découverts dans le district de Da-Yak avec des impacts de balles à la tête et sur le torse, selon un photographe de l'AFP.
Ils avaient été enlevés le 20 juillet, le lendemain du rapt du groupe de Sud-Coréens dans la province de Ghazni, selon la police. Les Taliban avaient également revendiqué l'enlèvement des quatre afghans.
Les Taliban ont donné mardi jusqu'à aujourd'hui à midi (07h30 GMT) au gouvernement afghan pour sauver les 21 Sud-Coréens "encore vivants" et ont transmis une vidéo d'un ingénieur allemand capturé il y a deux semaines.
Dans cette vidéo diffusée par la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, l'ingénieur allemand de 62 ans a notamment appelé l'Allemagne à retirer ses 3.000 soldats d'Afghanistan.
Les talibans exigent un échange de prisonniers pour l'Allemand, tout comme pour les otages sud-coréens.
"Notre dernier ultimatum pour les 21 Sud-Coréens encore vivants a été fixé à demain midi", a déclaré par téléphone à l'AFP Youssouf Ahmadi, porte-parole des rebelles, au 13e jour de cette prise d'otages et au lendemain de l'exécution d'un deuxième otage.
"Si nos demandes ne sont pas respectées d'ici là, nous allons commencer à tuer le reste des otages", a-t-il souligné, assurant que les 16 femmes otages étaient "toutes malades", en particulier deux d'entre elles qui, selon lui, "pourraient peut-être mourir".
Les membres de l'Eglise presbytérienne de Saem-Mul étaient en mission humanitaire en Afghanistan lorsqu'ils ont été enlevés le 19 juillet dans la province de Ghazni (140 km au sud de Kaboul).
Les talibans exigent la libération de huit des leurs prisonniers des geôles afghanes en échange du même nombre de Sud-Coréens, avant d'entamer de nouvelles négociations sur le sort des otages restants.
Mais les autorités afghanes refusent toujours un tel échange et réclament la libération sans condition de toutes les femmes otages, au nom des "valeurs de l'islam" et par respect des traditions afghanes.
Les négociations entre les chefs tribaux, qui servent de médiateurs, et les talibans, n'ont pas fait de progrès, chaque partie campant sur ses positions, selon un des négociateurs du gouvernement afghan, Mahmoud Gailani.
Source : AFP