Dernières annonces Gratuites

Recherche

Recherche personnalisée

Liens commerciaux

Top articles

Top Articles Femmes

annuaire infosbladi

Connexion

Qui est en ligne

5 utilisateur(s) en ligne (dont 5 sur Articles)

plus...
Société : Le voleur volé : Dépouillé par une « pro » !
le 31/7/2007 12:49:44 (200 lectures)

S’offrant le luxe d’un cabaret à Ain Diab, un voleur s’est fait voler par une fille de joie. Lorsqu’il s’en rend compte, il prévient la police et... Est arrêté le premier.


Ce soir, Said est entré dans un bar du centre ville. Pour lui, la soirée ne fait que commencer. Il ne quittera cet endroit que quand on l’obligera à le faire, l’heure légale de fermeture devant être strictement respectée.

Il emprunte un raccourci à destination de l’arrêt des grands taxis. Lui, qui habite au quartier Bernoussi, ne peut s’offrir le luxe de prendre un petit taxi la nuit, surtout que les tarifs sont majorés de 50%. Une fois sur les lieux, il change brusquement d’avis. Il se rend compte, en fouillant ses poches, qu’il avait dépensé jusqu’au dernier centime au bar. Il pourrait chercher un guichet automatique bancaire dans les parages pour en retirer un peu d’argent. Mais il n’a pas de carte bancaire ; il n’a même jamais mis les pieds dans une banque. Par contre, il a toujours mis la main dans le sac d’une femme ou dans les poches d’un homme pour voler de l’argent. C’est sa manière de gagner sa vie. Said se « saigne aux quatre veines » pour subvenir à ses propres besoins comme à ceux de sa petite famille. A 28 ans, il est marié et père d’une fille. Mais ce soir-là, il devait rentrer avec une somme d’argent à donner à sa femme pour faire les courses le matin. Même s’il cherche à piquer un porte-monnaie, il ne trouve personne déambulant à cette heure tardive.

Said errait dans les ruelles du centre ville tout en réfléchissant à une issue à son embarras pécuniaire.

Soudain, il s’arrête devant une bâtisse. Au rez-de-chaussée, il y avait un appartement. L’accès est possible à travers une fenêtre donnant sur un petit jardin en bas de l’immeuble. Said se hasarde et, s’assurant qu’il n’y avait personne, il se saisit d’une pierre et brise la fenêtre. Il se retrouve à l’intérieur. La première chose à laquelle il pense, c’est de fouiller la chambre à coucher.

On trouve toujours quelque chose de valeur. Son flair de voleur ne le trompe pas, il trouve une petite fortune qui le fait sauter de joie, lui qui n’avait pas de quoi payer le prix de la course du taxi. Il met la main sur 25.000 DH. Brusquement, ses idées deviennent confuses. Il oublie que sa femme et sa famille s’inquiètent de son retard.

Désormais, il ne pense qu’à la manière - et quelle manière ! - de dépenser cette fortune.

Son nouveau « rang social » oblige, il emprunte un petit taxi à destination de la côte Ain Diab. Les cabarets restent ouverts jusqu’à 3 heures du matin. Et comme il a l’habitude d’ « assister » à la fermeture de tels endroits, il ne quitte le cabaret qu’à 3 heures du matin, accompagné d’une fille de joie. Celle-ci n’a pas manqué de constater, au cours de la soirée, que Said dépensait généreusement. Il ne comptait plus les billets qu’il donnait en guise de pourboire, devant le regard ébahi de Samira. Désormais, elle ne le quitte plus.

Le couple s’offre une nuit de rêve, au moins ce qu’il en reste. Le lendemain, ils passent la journée ensemble. Ils font une tournée dans plusieurs bars et restaurants de la ville, avant de s’installer dans le cabaret de Ain Diab, là où ils étaient la veille.

Said se montre encore plus généreux. Samira en profite, mais elle paraissait un peu distraite. Elle ruminait un plan pour s’emparer des 8000 DH qui restaient du butin. Profitant de l’absence de Said pour quelques secondes, Samira lui met de la drogue dans son verre. Celui-ci, à son retour, finit son verre d’une seule gorgée. Puis, quelques minutes plus tard, ses paupières se referment. Samira le déleste de tout l’argent en sa possession avant de disparaître. Lorsqu’il se réveille, il ne trouve ni sa « copine », ni « son » argent. Il commence à hurler et à accuser les gérants du cabaret en demandant à ce que la police vienne constater le « vol ».

Bizarre, un voleur qui appelle la police à son secours car il a été, à son tour, volé !

Il était sans profession et dit s’être fait piquer une somme de 8000 DH. Naturellement, il sera le premier arrêté puis incarcéré. Sa bien aimée sera, elle aussi, hôte dans le même complexe pénitentiaire, dans une autre suite réservée aux femmes.

Source : Marouane Kabbaj - lereporter.ma

Note: 0.00 (0 votes) - Noter cet article -


Autres articles
11/8/2008 18:13:36 - Jet4you lance 2 nouvelles lignes liant Oujda et Nador à Charleroi
10/8/2008 20:44:22 - Ilham Chahine réagit....
10/8/2008 20:40:46 - Préoccupations capillaires
10/8/2008 20:35:40 - Sida : fin du tabou au Maroc
10/8/2008 20:27:20 - Message de condoléances de SM le roi au président palestinien à la suite du décès du poète Mahmoud Darwich

Rubriques

Liens commerciaux

Cuisine du Maroc

Cuisine bladi recette choumicha

rss actualité maroc