Le festival Rawafid Azawane, organisé à Laâyoune, s'est achevé tiomphalement dimanche sur une belle soirée, riche en couleurs et en émotions, à l'image de l'ambiance bon enfant et festive qui régnait tout au long des dix jours de ce rendez-vous artistique à dimension internationale.
La soirée de clôture a été marquée par un éblouissant spectacle de feux d'artifice qui a illuminé le ciel de la citée de Laâyoune de myriades de couleurs dans un fracas retentissant se faisant entendre à mille lieux de la Place El-Mechouer, au grand bonheur du public.
"De toute évidence, le public gardera un bon souvenir de ce spectacle envoûtant qui clôture en apothéose un festival très réussi", a estimé la directrice artistique de ce festival, Latifa Ahrar, se réjouissant que "cette 1ère édition ait tenu toutes ses promesses". Dix jours riches en activités et en moments agréables, avec en ouverture une parade de rue dénotant d'une grande créativité et originalité et reflétant la richesse culturelle de nos provinces du sud.
La dernière journée a été marquée également par des concerts animés par les groupes germano-indien "Madras", maroco-néerlandais "MorockinBrass" et maroco-belge "Bin O Bin".
Le public de Laâyoune, friand de rythmes et de musique, était toujours présent en masse et suivait cette programmation diversifiée avec une réjouissance certaine, une occasion de fête et de liesse en plein air qui promettait de sortir de l'ordinaire et de rompre avec la vie quotidienne.
Le festival Rawafid Azawne était éblouissant de l'avis de nombre visiteurs, dont certains évoquent le charme particulier de la ville. D'autres s'attardent sur la programmation artistique et culturelle de la manifestation, la pertinence des thèmes abordés et les qualités artistiques des musiciens.
Ce rendez-vous artistique était marquée par une série de conférences organisées à la Maison de la culture sur "l'échange culturel et la question de la spécificité", "gravures rupestres au Sahara", "l'importance de l'archivage dans la protection de la mémoire" , "la faune du Sahara" et "le mouvement de rénovation de l'enseignement des sciences du primaire", animées par des chercheurs du Maroc, de la France et du Belgique.
Les amateurs du 7-ème art était au rendez-vous avec les premières journées cinématographiques de Laâyoune marquées par la projection d'une série de films marocains et des conférences sur des thèmes se rapportant au cinéma.
Plusieurs films ont été projetés en présence de stars du cinéma marocain et un écran géant a été installé dans l'enceinte du Palais des congrès, offrant aux habitants de la ville de découvrir le cinéma marocain, dans une ambiance conviviale.
Le public de la ville de Laâyoune a eu également droit chaque soir à des concerts de musique qui ont permis un véritable voyage à travers des genres musicaux différents, les organisateurs ayant fait le pari de la diversité.
Le festival Rawafid Azawane était également marqué par des compétions de la course de dromadaires organisée au camélodrome de Laâyoune avec la participation de 486 méharistes de différentes communes de la région de Laâyoune-Boudour-Sakia-El Hamra.
Des expositions d'oeuvres d'art et d'artisanat ont été également au menu de cette manifestation.
Le festival a su ainsi créer sa propre philosophie visant à offrir une image profonde de la ville de Laâyoune, une cité riche de ses belles traditions, dynamique et en plein essor, et à donner au patrimoine culturel Hassani la possibilité de s'épanouir en créant un espace de dialogue et de rencontre sur des thèmes liés à cette culture.
Cette manifestation, qui constitue une délocalisation du festival Rawafid organisé depuis huit ans dans la ville de Casablanca, s'est proposée également de mettre sur le devant de la scène l'art de l'immigration en général et de valoriser les talents marocains d'ailleurs en particulier.
Placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le festival Rawafid Azawane, a été organisé à l'initiative conjointe du ministère de la Culture, de la Wilaya de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra et de l'association "Synergie Sakia Al Hamra", en partenariat avec l'Agence pour le développement des provinces du sud.
Cette semaine de festivités s'est déroulée dans la joie et le civisme grâce à la collaboration de l'ensemble des forces vives de la ville qui ont accompagné cette manifestation en soutenant les organisateurs dans leur travail et en veillant au bon déroulement des activités.
Le festival international Rawafid Azawane a prouvé sa légitimité de s'ériger en un un rendez-vous majeur dans le paysage artistique national.
Source : Taoufik El Bouchtaoui - MAP