Lyon a perdu la Coupe de la Ligue à la dernière minute (1-0) sur la seule action de Bordeaux au cours d’une finale qui n’a pas tenu ses promesses mais a validé l’option très défensive retenue par les Girondins, samedi au Stade de France.
Rémi Vercoutre ne s’était pas sali les gants en une heure et demie quand le Brésilien Henrique a surgi sur corner pour transformer la seule occasion bordelaise du match (90). Avant, l’habituel remplaçant de Grégory Coupet, titulaire dans cette épreuve, n’avait jamais été attaqué par les Marines.
Les Bordelais ont retrouvé leurs vertus de l’an dernier (défense en titane et contre-attaques). Et le décrié meneur de jeu, Johan Micoud, transparent tout le match, a délivré le corner décisif.
Les Girondins sont déjà qualifiés pour la prochaine Coupe de l’UEFA et vont pouvoir consacrer leurs forces - et maintenant leur enthousiasme de vainqueurs - aux neuf derniers matches de L1. Il leur reste à défendre la troisième place pour se qualifier pour une plus belle coupe d’europe, la Ligue des champions.
Lyonnais plus incisifs
Les Lyonnais, par contre, repartent les mains vides. Ils ont tout perdu. La C1, bien sûr, contre Rome (0-0/0-2 en 8e de finale), mais aussi la Coupe de France, contre Marseille (1-2, en 8e aussi). Le titre qui leur est promis à l’air bien fade. Ils ont déballé le même paquet les cinq années précédentes.
Même s’ils pulvériseront le record national en remportant leur sixième couronne de rang, dans quelques journées, les Lyonnais savent qu’ils ont perdu le dernier match important de leur saison.
Pourtant, ils l’avaient attaqué par le bon bout. Mais le public du Stade de France, plein d’enthousiasme coloré au coup d’envoi, n’en a pas eu pour son argent, l’OL étant le seul à assurer le spectacle jusqu’au but du défenseur central bordelais.
Après un quart d’heure d’observation assez débridé, animé par les gestes techniques de Govou et la furia des deux camps de supporteurs, les Bordelais retrouvaient leur nature économe et se recroquevillaient en défense comme du plastique brûlé.
Certes les Lyonnais étaient devenus plus incisifs, trouvaient quelques décalages, grâce aux bonnes montées de Clerc ou d’Abidal, auteur d’une frappe (11). Mais il semblait surtout que les Girondins leur abandonnaient le ballon. Ils n’osaient vraiment plus s’aventurer dans la surface adverse que sur quelques contre-attaques timides.
Le manageur Ricardo, qui assurait la veille “Il faut prendre des risques”, a même sorti à la mi-temps sa deuxième pointe, Marouane Chamakh, pour faire entrer un défenseur, Florian Marange. Wendel, titularisé au poste d’arrière gauche, reprenant sa place au milieu.
En seconde période, le ton est monté, notamment entre Jurietti et Fred, chacun averti, mais le jeu n’y a jamais gagné en lumière, jusqu’à cette 90 minute où le mur marine et blanc du Stade de France a explosé de joie.
Source l'opinion.ma