Le nouveau satellite de Télésat Canada, Anik F3, a été lancé en orbite mardi, depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, rapportent les médias canadiens.
Au cours des 15 prochaines années, le nouveau satellite doit fournir des services d'Internet et permettre la transmission d'émissions de radio et de télévision au Canada et aux Etats-Unis.
Le lancement du satellite de 4600 kilos, construit à Toulouse par le consortium européen EADS Astrium, s'est bien déroulé. L'engin s'est séparé de la fusée de lancement russe Proton comme l'avait prévu la firme américano-russe International Launch Services, qui avait été chargée du lancement.
Un premier signal a été reçu à Perth, en Australie, neuf heures après le décollage du lanceur. Anik F3 devra maintenant être soumis à plusieurs tests de vérifications au cours des prochaines semaines avant d'entrer en service. Sa position finale se trouvera à 36.000 kilomètres au-dessus des îles Galapagos.
Le lancement d'Anik F3 était étroitement surveillé par les spécialistes du monde entier, puisqu'il survient deux mois après qu'un autre lancement effectué par une fusée Proton eut échoué.
Quelques semaines plus tôt, un lancement effectué par une fusée Zénith, principal concurrent du Proton, avait également échoué. Un nouvel échec du Proton aurait pu clouer au sol des dizaines de satellites en attente de lancement et placer la fusée européenne Ariane 5 en situation de monopole.
Télésat Canada, dont le siège social est situé à Ottawa, a déjà donné le feu vert à la construction d'un 18e satellite, Nimiq 4, qui doit être lancé en 2008 et a annoncé son intention de construire un Nimiq 5.